Histoire du ministère des Transports de 1916 à 2016

1.	Logo du 100e anniversaire, 2015. Image de la collection du MTO.

Le ministère des Transports a été créé il y a 100 ans, le 17 janvier 1916. À l’époque, il n’existait pas de technologie plus récente que les avions, et les voitures étaient les objets de convoitise de l’heure, mais il n’y avait ni feux de circulation, ni permis de conduire, et encore aucune route provinciale.

Le ministère des Routes publiques, comme il s’appelait à l’époque, employait seulement 35 personnes, mais allait tout de même réussir à transformer les routes de macadam et de terre battue de la province en l’un des réseaux routiers parmi les plus étendus et les plus sécuritaires au monde, et ainsi parvenir à créer un système multimodal reliant la province du Manitoba au Québec, et les Grands Lacs à la baie d’Hudson. Il allait innover en utilisant de nouvelles technologies de conception et de construction, lancer GO Transit et créer COMPAS, le Système de gestion de la circulation autoroutière. Il changerait la façon de vivre des collectivités du Nord en construisant 29 aéroports en régions éloignées, et celle des habitants des collectivités insulaires en mettant sur pied un réseau de traversiers en service toute l’année, s’attaquerait à la congestion routière et à la pollution en créant des voies réservées aux véhicules multioccupants (VMO) et tout récemment, en permettant la circulation de véhicules automatisés sur les routes de l’Ontario.

Mais pour dresser le portrait global de l’histoire des transports en Ontario, nous devons nous transporter dans le lointain passé.

Le transport en Ontario avant 1916

The Portage – The Carrying Place. © Moma Markovich.

The Portage – The Carrying Place.
© Moma Markovich.


Personne qui marche dans une forêt enneigée. © Moma Markovich.

Personne qui marche dans une forêt enneigée.
© Moma Markovich.

Jusqu’à tout récemment, le territoire que nous appelons aujourd’hui l’Ontario était une vaste étendue impénétrable d’épaisses forêts et de terrains accidentés. Ce sont les Premières Nations, puis les premiers explorateurs, les militaires français et anglais, les coureurs des bois, les missionnaires, les arpenteurs et les pionniers, qui ont en tout premier lieu sillonné la province.

Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, les rivières et les lacs constituaient les principales voies de transport, les bateaux et les canoës étant les modes de transport privilégiés pour les longs déplacements. Le fleuve Saint-Laurent et les Grands Lacs ont été les premières autoroutes de l’Ontario. Les sentiers de portage – c’est-à-dire des sentiers grossiers permettant de contourner des rapides ou relier des lacs, qui représentaient des passages essentiels pour les voyageurs se déplaçant sur les voies navigables – ont été les précurseurs des routes modernes. Bon nombre des premières routes suivaient le tracé de ces sentiers de portage et des pistes ouvertes par les Autochtones. Lorsqu’ils ne se déplaçaient pas par bateau, la plupart des gens voyageaient simplement à pied ou en cheval.

En 1793, des soldats et les pionniers de la région ont aménagé ce que l’on croit être le premier tronçon de route au Haut-Canada, soit huit kilomètres de sentier cahoteux entre Kingston et Bath. En 1796, l’armée britannique a construit la rue Yonge, qui allait de Toronto jusqu’au lac Simcoe.

À cette époque, les routes étaient rudimentaires et souvent praticables seulement vers le milieu de l’été, lorsque la terre avait suffisamment séché et durci pour permettre aux voyageurs de circuler à cheval, ou en hiver, lorsque la neige damée permettait les déplacements en traîneau.

Années 1800 : des chemins de rondins, de planches de bois et de macadam vers l’âge d’or des chemins de fer

Publicité sur les routes macadamisées de Kingston et de Napanee, 1855.
Image de la collection du MTO.

Publicité sur les routes macadamisées de Kingston et de Napanee, 1855.
Image de la collection du MTO.


Couple qui se rend à Markham en calèche, date inconnue. 
Image de la collection du MTO.

Couple qui se rend à Markham en calèche, date inconnue.
Image de la collection du MTO.

Au début des années 1800, le gouvernement commence à participer de plus en plus au financement, à la construction et à l’entretien des routes pour plusieurs raisons : ouvrir de nouvelles zones de peuplement, améliorer les services postaux, favoriser le commerce et simplifier la gestion du gouvernement et des déplacements militaires.

La plupart des routes n’étaient que de simples chemins de terre, et les premières méthodes d’amélioration des routes consistaient à faire des routes en rondins, ce qui rendait souvent les déplacements extrêmement cahoteux, détruisait les roues des véhicules et effrayait les chevaux qui refusaient d’y circuler de peur de se fracturer une patte.

Plus tard, les chemins constitués de planches – beaucoup plus fonctionnels – ont vu le jour. Cette méthode était privilégiée dans les années 1850, le bois fendu et les sciages étant de plus en plus faciles à trouver. Sans entretien adéquat, ces routes devenaient toutefois impraticables après quelques saisons. Par après, le macadam, c’est-à-dire de petites pierres concassées, a remplacé le bois sur les routes.

Le gouvernement allait éventuellement permettre aux municipalités et aux entreprises privées d’installer des postes de péage sur les routes afin de tenter d’améliorer la situation désastreuse de la construction et de l’entretien des routes. Les municipalités ou les cantons vendaient souvent les droits d’exploitation de tronçons de la route et, du même coup, les droits d’imposition de péages pour récupérer leurs coûts.

Pendant la seconde moitié du siècle, les routes de l’Ontario étaient gravement négligées et dans un état de détérioration avancée. Les historiens nomment d’ailleurs cette période « l’âge des ténèbres des routes », la responsabilité de la voirie étant constamment renvoyée d’un ordre de gouvernement à l’autre. Des routes étaient ouvertes, puis abandonnées.

Cette situation allait toutefois changer dans les années 1890, au moment de l’apparition des premières voitures.

Arrivée de la bicyclette et de l’automobile

L’une des premières plaques d’immatriculation de l’Ontario, 1903. 
Image de la collection du MTO.

L’une des premières plaques d’immatriculation de l’Ontario, 1903.
Image de la collection du MTO.


Car on a bridge in Oakville, date unknown. <br>
        Image from MTO's collection.

Voiture sur un pont d’Oakville, date inconnue.
Image de la collection du MTO.


Voiture sur un pont d’Oakville, date inconnue.
Image de la collection du MTO.

Voitures sur un pont d’Oakville, 1923.
Image de la collection du MTO.

La popularité grandissante de la bicyclette a augmenté la pression en faveur de l’amélioration des routes reliant les villes et les villages. Les visiteurs de passage ainsi que les adeptes du cyclotourisme et de course de vélo formaient un groupe d’influence, qui militait pour de meilleures routes.

Les amoureux de l’automobile faisaient également pression; le lobby de l’automobile de l’Ontario était dirigé par le Dr Percy Doolittle, qui allait d’ailleurs devenir le premier président de l’Association canadienne des automobilistes et qui a énormément milité pour la construction de la route transcanadienne. Le Dr Doolittle et de nombreux adeptes du vélo voulaient de meilleures routes.

C’est en 1894 que l’Ontario Good Roads Association a été fondée et a amorcé sa tradition de militantisme en faveur de meilleures routes, alors qu’on reconnaissait de plus en plus la nécessite d’améliorer l’état et la sécurité des routes pour favoriser la croissance économique et l’accès aux collectivités. C’est ce qui a amené le gouvernement provincial à se soucier davantage des questions de transport.

Le premier directeur provincial de la construction des routes a été nommé en 1896 au sein du ministère de l’Agriculture, avec le mandat de faire la promotion d’une construction et d’un entretien améliorés des routes. Ce poste est par la suite devenu celui du commissaire à la voirie en 1900, puis celui de sous-ministre de Travaux publics en 1905, sous la responsabilité du ministère du même nom.

Le gouvernement provincial témoigne de son intérêt pour les routes dans la législation adoptée en 1901, qui prévoit un financement provincial pour l’amélioration des routes locales, principalement accordé aux comtés. Les premières automobiles font leur apparition en Ontario en 1898, et la première loi provinciale régissant leur utilisation entre en vigueur en 1903. Cette loi instaurait notamment une limite de vitesse de 15 milles à l’heure (environ 24 km/h) et rendait l’immatriculation des véhicules obligatoires.

L’Ontario produit ses 198 premières plaques d’immatriculation en 1903; pendant plusieurs d’années, il n’y a d’ailleurs qu’un seul préposé responsable de l’administration du processus d’immatriculation, au sein du bureau du secrétaire de la province. Ce n’est qu’au moment où la célèbre Ford T sort des chaînes d’assemblage en 1908 que l’ère de l’automobile débute réellement en Amérique du Nord. L’Ontario délivre ses premiers permis de conduire en 1909, mais uniquement aux chauffeurs, c’est-à-dire à ceux conduisant un véhicule pour le compte de son propriétaire. 

C’est en 1907 qu’est créée la première patrouille provinciale de la circulation routière au sein de la Direction de la voirie du ministère de Travaux publics, même si la police municipale est alors la principale responsable de l’application des lois sur les routes de la province.

En 1913, l’Ontario immatricule plus de 17 300 véhicules motorisés, dont 39 véhicules à vapeur, 233 véhicules électriques et un peu moins d’un millier de voitures de livraison motorisées et de camions à moteur. Un total de 3 514 permis de conduire ont alors été délivrés.

Même à cette époque, la congestion routière représentait un problème constant sur la route Lake Shore entre Toronto et Hamilton. S’il s’agit d’un problème bien courant de nos jours, la congestion pare-chocs à pare-chocs était toutefois une nouveauté pour les conducteurs de véhicules motorisés à l’époque, et les conseils municipaux de Hamilton, Burlington, Nelson, Bronte et Oakville pressaient le gouvernement provincial de construire une route « permanente » entre Toronto et Hamilton. Ils affirmaient que les municipalités n’avaient pas les fonds pour construire autre chose que des routes macadamisées, une dépense somme toute inutile compte tenu du fait que ce type de routes ne résisterait pas plus d’une année ou deux à une circulation abondante. Le gouvernement provincial, reconnaissant l’urgence de la situation, autorise alors l’arpentage d’un grand nombre de routes reliant Toronto et Hamilton, avant d’arrêter son choix sur la route Lake Shore, la plus durable à son avis.

En 1916, en réponse à l’intérêt croissant pour l’automobile, l’Ontario estime que les routes représentent une priorité suffisamment importante pour se valoir un ministère à part entière.

Naissance du ministère des Routes publiques de l’Ontario

Route boueuse du comté de Middlesex, 1915. 
Image de la collection du MTO.

Route boueuse du comté de Middlesex, 1915.
Image de la collection du MTO.


L’autoroute reliant Toronto et Hamilton, 1916. 
Image de la collection du MTO.

L’autoroute reliant Toronto et Hamilton, 1916.
Image de la collection du MTO.

Le ministère des Routes publiques de l’Ontario, comme on l’appelait à l’époque, a été créé le 17 janvier 1916. Il comportait alors un effectif total de 35 personnes, ce qui comprenait les ingénieurs, les arpenteurs et le personnel de bureau. Seul problème : il n’existait encore aucune route provinciale officielle.

À l’époque, le réseau routier de l’Ontario se composait de 50 000 km de routes de gravier sur lesquelles circulaient de peine et de misère 54 500 véhicules immatriculés, à une vitesse impressionnante de 15 milles à l’heure (24 km/h). Ces routes de graviers et les 40 000 km de routes macadamisées formaient tout le réseau routier de la province.

Le ministère des Routes publiques avait une vision pour l’avenir de l’Ontario, qui prévoyait notamment la construction de routes pavées lisses et sécuritaires reliant les quatre coins de la province. Le mandat du Ministère était de planifier l’aménagement des routes, de les construire et d’assurer leur entretien pour répondre aux besoins de la population grandissante d’automobilistes.

La Première Guerre mondiale fait déjà rage depuis un moment lorsque le ministère des Routes publiques est créé. Pendant la guerre, la construction et l’entretien des routes sont négligés en raison de la rareté de la main-d’œuvre, du coût élevé des matériaux, des salaires élevés qu’il faut verser et du manque de services de chemin de fer pour le transport des matériaux.

Dans certaines villes, la main-d’œuvre se fait si rare qu’il est absolument impossible d’entretenir les routes. « Il ne fait aucun doute que les activités et les dépenses inutiles de tout genre doivent être évitées en temps de guerre, ce qui s’applique non seulement aux administrations municipales et aux gouvernements nationaux, mais aussi aux citoyens », écrit d’ailleurs W.A. McLean, le premier sous-ministre du Ministère, dans le rapport annuel de 1917. Le gouvernement provincial finançait toutefois à cette époque les travaux d’entretien essentiels des routes locales ainsi que la construction de la toute première route entièrement faite de béton en Ontario.

Cette route entièrement faite de béton reliant Toronto et Hamilton est officiellement ouverte à la circulation en novembre 1917; elle jouera un rôle important dans le développement du sud de l’Ontario.

Parmi les directions du Ministère nouvellement créé se trouve la Direction des véhicules automobiles, qui relevait auparavant du Secrétariat de la province. Sa fonction première est d’immatriculer les véhicules, mais de nombreuses autres responsabilités s’ajoutent rapidement à son mandat, comme la délivrance des permis de conduire, les examens de conduite, la règlementation concernant la taille et l’état des véhicules et la compilation de statistiques sur les conducteurs et les accidents. En 1919, la Direction des véhicules automobiles devient une entité à part entière et un registrateur des véhicules automobiles est nommé.

Années 1920

Première carte routière officielle de l’Ontario, 1923. Ontario Provincial Highways and other Main Travelled Roads – Map of Part of the Province of Ontario – 1923. 
Archives publiques de l’Ontario, RG 14 100 0 0 1, I0050469.

Première carte routière officielle de l’Ontario, 1923. Ontario Provincial Highways and other Main Travelled Roads – Map of Part of the Province of Ontario – 1923.
Archives publiques de l’Ontario, RG 14 100 0 0 1, I0050469.


Permis de conduire de l’Ontario, 1929. 
Image d’Inside Routes – Special Anniversary Edition.

Permis de conduire de l’Ontario, 1929.
Image d’Inside Routes – Special Anniversary Edition.

Les Années folles sont marquées par une récession en milieu de décennie et par le boom économique et le célèbre krach boursier de 1929 qui suivent. Elles sont également marquées par le bruit de plus en plus présent des automobiles sur les routes. En effet, durant cette décennie, le nombre de véhicules circulant sur les routes de l’Ontario passe de 172 000 à 562 000. À cette époque, le ministère des Routes publiques mettait en œuvre sa stratégie de réseau routier dans le sud de l’Ontario et travaillait en étroite collaboration avec les municipalités pour améliorer le réseau de routes locales.

Les années 1920 ont été une décennie de nouveautés : début du déneigement par le Ministère, publication d’une carte routière officielle, délivrance de permis de conduire, adoption d’une loi sur le camionnage, construction d’une route tous temps vers le nord et introduction d’une taxe sur l’essence. En 1927, en raison de la croissance constante du nombre d’automobiles, il est décidé que tous les conducteurs de véhicules motorisés devront obtenir un permis de conduire (depuis 1909, seuls les chauffeurs devaient posséder un permis, et auparavant, il suffisait d’avoir accès à une voiture pour pouvoir conduire).

Autres faits saillants

  • Des réseaux routiers officiels totalisant 15 650 km de routes de comté et 2 937 km de routes provinciales sont établis et aménagés.
  • On adopte le premier Code de la route provincial, qui codifie bon nombre de lois et de règlements sur la sécurité routière en vigueur. La vitesse maximale sur les routes passe à 25 milles à l’heure (40 km/h).
  • Le gouvernement introduit la taxe sur le carburant (trois cents le gallon) en raison des fonds restreints et de l’amenuisement des ressources financières du gouvernement fédéral.
  • Les routes provinciales sont numérotées, et des panneaux de signalisation sont installés aux carrefours et dans les courbes.
  • On introduit les premiers feux de circulation à Toronto et à Hamilton.
  • En 1926, le dernier poste de péage de l’Ontario est retiré.
  • Le gouvernement adopte une règlementation provinciale officielle sur les véhicules commerciaux en 1928.
  • On instaure le permis d’apprenti (valide uniquement pour la conduite en compagnie d’une personne ayant un permis de conduire ordinaire).
  • Des tronçons de route manquants sont construits dans le nord de la province, principalement sur la route reliant Cochrane à Hearst, entre Smooth Rock Falls et Cochrane, et entre Espanola et Little Current.

Années 1930

Lignes du centre de la route 11, 1932. 
Image de la collection du MTO.

Lignes du centre de la route 11, 1932.
Image de la collection du MTO.


Le roi George VI et la reine Elizabeth à la cérémonie d’inauguration officielle de l’autoroute Queen-Elizabeth à St. Catharines, 1939. 
Image de la collection du MTO.

Le roi George VI et la reine Elizabeth à la cérémonie d’inauguration officielle de l’autoroute Queen-Elizabeth à St. Catharines, 1939.
Image de la collection du MTO.

Lorsque les effets dévastateurs de la Grande Crise frappent l’Ontario, le Ministère devient un pilier économique dans une mer de tumultes. Plusieurs centaines de projets de construction d’autoroutes et de routes partout en Ontario sont lancés dans une optique de création d’emplois; l’un de ces projets les plus connus est celui de la « route du milieu », nommée ainsi en raison de son emplacement entre la route 2 (Lakeshore) et la route 5 (rue Dundas); cette route deviendra d’ailleurs plus tard l’autoroute Queen-Elizabeth.

Il n’est toutefois pas possible de sauver tous les emplois. En effet, l’effectif du Ministère est coupé de 25 %, et des ingénieurs et techniciens hautement qualifiés cumulant des années d’expérience perdent leur emploi. Malgré ces défis, d’importants progrès sont tout de même accomplis.

Les responsabilités en matière d’application du Code de la route relevant du Ministère sont transférées à la Police provinciale de l’Ontario, et J.D. Millar, un ingénieur du ministère des Routes publiques, qui deviendra plus tard sous-ministre, invente la ligne blanche discontinue délimitant le milieu de la chaussée, une innovation remarquable et une première au Canada.

Les années 1930 s’achèvent avec la réalisation de l’un des plus grands projets de ces dix années, soit l’inauguration de l’autoroute Queen-Elizabeth en juin 1939, quelques mois seulement avant le début de la Seconde Guerre mondiale. À la cérémonie d’inauguration, le roi George VI et la reine Elizabeth défilent à bord d’une Buick décapotable devant plus de 20 000 personnes rassemblées au passage du cortège sur le tronçon traversant St. Catharines.

Autres faits saillants

  • En 1931, le Ministère devient officiellement le ministère de la Voirie.
  • En 1937, il devient responsable des routes du nord de l’Ontario, à la suite de sa fusion avec le ministère du Développement du Nord, ce qui fait passer le réseau routier de 6 024 à 11 655 km (3 743 à 7 242 milles) et y ajoute 13 108 km (8 145 milles) de routes de comté.
  • Le pont de la rivière Nipigon est ouvert à la circulation le 24 septembre 1937, et demeure aujourd’hui le seul pont pavé reliant l’est et l’ouest du Canada.
  • L’autoroute Queen-Elizabeth devient la première route interurbaine à chaussées séparées au Canada; elle comporte également le premier échangeur en trèfle du pays (à l’intersection de la route 10).

Années 1940

Étiquette de pare-brise pour les véhicules enregistrés, 1944. 
Image de la collection du MTO.

Étiquette de pare-brise pour les véhicules enregistrés, 1944.
Image de la collection du MTO.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en septembre 1939, des centaines d’employés du ministère de la Voirie rejoignent les forces armées. En 1942, la construction de routes est pratiquement interrompue; la priorité est accordée à l’aménagement d’accès aux usines de munitions, aux camps militaires et aux terrains d’aviation. Les matériaux et la main-d’œuvre se font rares, et il devient même nécessaire à un moment donné de remplacer les plaques d’immatriculation par des décalcomanies de pare-brise en raison d’une pénurie de métal. Les choses reviennent lentement à la normale après la guerre, et les travaux d’entretien visent alors essentiellement à ramener les routes existantes à leur état d’avant-guerre.

Autres faits saillants

  • Les travaux préliminaires commencent sur ce qui est aujourd’hui l’autoroute 400.
  • C’est l’achèvement de la construction du tronçon de ce qui est maintenant l’autoroute 401, entre Highland Creek et Oshawa.
  • En 1943, l’achèvement du tronçon de 253 km (157 milles) entre Hearst et Geraldton vient créer une autoroute transcanadienne.
  • En 1949 a lieu la première rencontre avec le gouvernement fédéral au sujet du financement de la construction de la Transcanadienne.
  • Au ministère de la Voirie, Tom Mahoney met au point un système pour faire le suivi des accidents de la route et en déterminer la cause. Ce système représentera un facteur déterminant en ce qui a trait à l’amélioration de la sécurité des routes au cours des années à venir.

Années 1950

Panneau de la route Transcanadienne près d’Ottawa, 1950. 
Image de la collection du MTO.

Panneau de la route Transcanadienne près d’Ottawa, 1950.
Image de la collection du MTO.


Vue de côté du Burlington Bay James N. Allan Skyway, 1958. 
Image de la collection du MTO.

Vue de côté du Burlington Bay James N. Allan Skyway, 1958.
Image de la collection du MTO.

À cette époque, l’économie est robuste, et un vent d’optimisme souffle. La population de l’Ontario s’accroît de 10 000 habitants par mois, et le Ministère peine à répondre à la demande de construction de nouvelles et de meilleures routes.

L’Entente sur la route transcanadienne de 1950 vient préparer le terrain en vue de la construction d’un réseau routier reliant un océan à l’autre. Le plan quinquennal prévoit un financement annuel de 30 millions pour la construction des routes principales.

Malheureusement, cette frénésie de construction provoque une période sombre dans l’histoire du Ministère. En effet, en 1953, des vérifications internes effectuées par le gouvernement permettent de découvrir que plusieurs employés du Ministère et sociétés contractantes du secteur privé avaient fraudé le gouvernement provincial et fédéral pour un montant d’environ 7 millions de dollars dans le cadre de certains projets de construction de routes dans le nord de l’Ontario. La nouvelle fait scandale à l’époque, et en fin de compte, trois entreprises se voient imposer des amendes et doivent repayer les sommes volées, tandis qu’un inspecteur des travaux publics du gouvernement fédéral et un ingénieur du Ministère reçoivent des amendes et doivent purger une courte sentence d’emprisonnement. 

En 1955, un comité spécial de l’Assemblée législative conclut que les routes concernées par ce scandale avaient été correctement construites, mais qu’il est nécessaire de mettre en place de meilleurs processus de gestion des projets de construction de routes. En somme, cette crise aura toutefois permis au Ministère de devenir une entité plus responsable et plus avertie. Dans les années qui suivront, le Ministère élaborera une série de mesures de vérification et de contrôle pour assurer la transparence, l’ouverture et l’équité du système, sous sa supervision serrée.

En 1958, le Ministère parvient à éliminer les problèmes de longue date de congestion routière sur le pont levant à deux voies de l’autoroute Queen-Elizabeth en construisant, au-dessus du canal maritime de la plage Burlington, le Burlington Skyway, qui offre quatre voies de route à accès limité. D’une longueur de deux kilomètres et demi et reposant sur 76 piles, il s’agit à l’époque de la plus longue structure de pont jamais construite au Canada. Lors de son ouverture, deux millions de véhicules étaient immatriculés en Ontario.

Autres faits saillants

  • Le projet de construction d’une autoroute est-ouest à chaussée séparée de Windsor jusqu’à la frontière du Québec (autoroute 401) est annoncé.
  • En 1952 est créée la série 400 pour numéroter et désigner les autoroutes, à commencer par les autoroutes 400, 401 et 402.
  • L’autoroute 400 reliant Toronto à Barrie est ouverte; sa conception en léger relief de montagnes russes et ses courbes presque imperceptibles visent à prévenir l’hypnose de la route.
  • La route d’Atikokan est ouverte à la circulation, ce qui offre un accès aux zones minières, d’exploitation forestière et de tourisme de la région.
  • La route 69 reliant French River à Sudbury est ouverte.
  • La route 27 est élargie pour devenir une route à double courant de circulation et à accès limité, de l’autoroute 401 jusqu’à l’autoroute Queen-Elizabeth.
  • En 1957, un nouveau ministère des Transports est créé et hérite des responsabilités en matière d’application de la loi (conducteurs, véhicules et transporteurs) qui relevaient de la Voirie. Ces deux ministères demeureront des entités distinctes jusqu’à leur fusion en 1971.
  • En 1959, une importante innovation dans le domaine de la sécurité routière voit le jour : le système de points d’inaptitude est instauré pour les infractions au Code de la route.

Années 1960

Passagers participant à une mise à l’essai d’un véhicule de GO Transit, 1967. 
Image de la collection du MTO.

Passagers participant à une mise à l’essai d’un véhicule de GO Transit, 1967.
Image de la collection du MTO.


Fonctionnaires près d’une plaque commémorant l’achèvement de l’autoroute 401 (autoroute Macdonald-Cartier), 1968-1969. 
Image de la collection du MTO.

Fonctionnaires près d’une plaque commémorant l’achèvement de l’autoroute 401 (autoroute Macdonald-Cartier), 1968-1969.
Image de la collection du MTO.

Les années 1960 sont l’âge d’or du transport routier en Ontario. Des masses de touristes empruntent la portion transcanadienne de la route du lac Supérieur. La construction des grandes autoroutes, comme la 401, est terminée. GO Transit est lancé, et l’idée de la construction d’aéroports dans les régions éloignées du nord de l’Ontario commence à germer.

Même si la priorité du Ministère demeure les autoroutes et les routes, ses responsabilités par rapport à d’autres modes de transport s’élargissent. En effet, en réponse à la croissance des banlieues dans la période d’après-guerre et au nombre toujours plus important de véhicules empruntant l’autoroute Queen-Elizabeth, un projet expérimental de service de train du réseau GO est mis en place le long des rives du lac, entre Oakville et Toronto. Le premier voyage a lieu le 23 mai 1967 à 5 h 50; GO Transit commence alors à exploiter un service de train entre Oakville et Dunbarton (Pickering), et entre Hamilton et Pickering aux heures de pointe. Selon les normes d’aujourd’hui, le réseau était très limité : il ne comportait que 14 stations et 94 km de voies ferrées.

GO Transit est un succès instantané. Lors de la première journée de service, plus de 8 000 usagers empruntent le réseau, et huit mois plus tard, la moyenne est de 15 000 usagers par jour. Un service d’autobus sera offert quelques années plus tard.

En 1968, outre l’arrivée du transport en commun, l’Ontario adopte la Loi sur les aéroports, qui comprend une politique relative à la construction d’aéroports dans les collectivités éloignées, ce qui va changer la façon de vivre des habitants des collectivités situées au nord du 50e parallèle.

Autres faits saillants

  • Le prolongement sur 97 km (60 milles) de la route 101 entre Foleyet et Chapleau est achevé.
  • Les nouveaux ponts internationaux de Sault Ste. Marie et Queenston-Lewiston sont ouverts à la circulation.
  • En 1963, les huit premières aires de service permanentes sont ouvertes le long de l’autoroute 401 (maintenant appelées « aires de service ONroute »).
  • L’autoroute urbaine aérienne Garden City est ouverte à St. Catharines.
  • Le pont international de la rivière Pigeon est ouvert, ce qui crée une voie d’accès vers Grand Portage, au Minnesota.
  • En 1965, l’autoroute 401 est officiellement nommée « Macdonald-Cartier Freeway ».
  • Un tronçon de route de 137 km (85 milles) est ouvert à la circulation entre Atikokan et Fort Frances.
  • En 1966, la construction du Queensway d’Ottawa est achevée.
  • Un tronçon de 72 km (45 milles) est ouvert sur la route 807, entre Smooth Rock Falls et Fraserdale.
  • Un tronçon de 129 km (80 milles) est ouvert à la circulation, de Wawa à la route 129.

Années 1970

Présentation sur les ceintures de sécurité, 1974. 
Archives publiques de l’Ontario, RG 14 151 21 55, I0051675.

Présentation sur les ceintures de sécurité, 1974.
Archives publiques de l’Ontario, RG 14 151 21 55, I0051675.


Travailleurs qui retirent des panneaux de limitation de vitesse (remplacés par des panneaux indiquant une vitesse réduite) sur l’autoroute 401, 1976. 
Image de la collection du MTO.

Travailleurs qui retirent des panneaux de limitation de vitesse (remplacés par des panneaux indiquant une vitesse réduite) sur l’autoroute 401, 1976.
Image de la collection du MTO.

Les années 1970 sont synonymes de renouveau, alors que le ministère de la Voirie fusionne avec le ministère des Transports. En 1971, le ministère des Transports et des Communications est créé, son mandat couvrant désormais également les communications. Un an plus tard, le gouvernement transforme ses departments en ministries.

Le nouveau ministère était déterminé à créer un meilleur équilibre entre le transport en commun, les services aux navetteurs et la circulation automobile, et à intégrer au réseau des services de transport routier, ferroviaire, aérien et maritime. À cette époque, le Ministère amorce également les travaux de construction de son « autoroute du ciel », construisant des aéroports dans les collectivités du nord de l’Ontario. Le personnel du Ministère se rend dans ces collectivités pour superviser les chantiers, organiser la livraison du matériel et de l’équipement, et embaucher des travailleurs locaux pour la construction et le défrichement des terres. Ce processus s’étalera sur de nombreux mois.

Comme la plupart des aéroports en régions éloignées sont bâtis près de réserves ou même sur celles-ci, les collectivités autochtones participent à tous les aspects de la construction et du fonctionnement des aéroports, les conseils de bande étant notamment consultés quant à l’emplacement des aéroports. Les aéroports sont situés à distance de marche des collectivités, puisque les véhicules se font plutôt rares à cette époque dans ces régions. En 1971, le Ministère crée le transporteur aérien norOntario afin d’offrir un service de transport aérien aux habitants du nord-est de l’Ontario.
 
Les années 1970 marquent aussi un tournant majeur dans la sécurité routière. En effet, c’est en 1976 que la règlementation sur le port de la ceinture de sécurité entre en vigueur; à la fin de l’année, les décès liés aux accidents de la route sont à leur niveau le plus bas en plus de dix ans.

Autres faits saillants

  • En 1970, le dernier tronçon de l’autoroute de Thunder Bay (Lakehead) est ouvert, tout comme la route 144 reliant Sudbury à Timmins.
  • Le service d’autobus de GO Transit débute en 1970, dans le cadre d’un élargissement du service de la ligne Lakeshore. D’autres circuits seront par la suite ajoutés au réseau de transport par autobus, notamment entre Toronto et Guelph.
  • L’Ontario interdit les pneus cloutés.
  • La première plaque d’immatriculation personnalisée est offerte au prix de 25 $.
  • Le pont de l’île St-Joseph, près de Sault Ste. Marie, est ouvert.
  • Le Ministère met à l’essai le projet pilote de service d’autobus à la demande de 1970 à 1973 à Pickering.
  • Les postes de péage installés sur le Garden City Skyway et le Burlington Skyway au moment de leur ouverture sont retirés en décembre 1973.
  • En 1974, le nouveau service de train du réseau GO est offert entre Georgetown et Toronto. Cette même année, la Régie des transports en commun de la région de Toronto (RTCRT) est créée à titre d’organisme de la Couronne dans le but de mettre en place des réseaux de transport interrégionaux. La RTCRT est l’ancêtre de Metrolinx.
  • La portion de l’autoroute 417 reliant Ottawa à Québec est achevée.
  • Le Ministère abaisse les limites de vitesse sur les routes de l’Ontario de 70 à 60 milles à l’heure (112 à 96 km/h), et de 60 à 55 milles à l’heure (96 à 88 km/h), essentiellement dans le but de préserver les réserves de carburant face aux pénuries internationales.
  • En 1977, la province passe au système métrique pour ses cartes et les panneaux de signalisation de ses routes.
  • Les glissières médianes font leur apparition sur les routes.
  • Un nouveau système de classification établit 10 classes de permis de conduire, qui définissent les véhicules que sont autorisés à conduire les détenteurs de permis de chaque classe.
  • La nouvelle route 40 est ouverte à la circulation entre Sarnia et Wallaceburg.
  • À la fin de la décennie, le ministère des Transports et des Communications met en place des services d’appels interurbains, de radio et de télévision dans 20 collectivités éloignées du nord-ouest de l’Ontario.
  • Un nouveau programme d’inspection des autobus scolaires est lancé.
  • L’autoroute 406, qui relie les autoroutes 401 et 427 à l’aéroport de Toronto, est ouverte.
  • Les premiers parcs de stationnement pour navetteurs sont ouverts.

Années 1980

Page couverture du bulletin du ministère des Transports et des Communications, 1982. 
© Andy Christopher.

Page couverture du bulletin du ministère des Transports et des Communications, 1982.
© Andy Christopher.


Vue aérienne de Fort Hope et de l’aéroport de Fort Hope, dans le Nord de l’Ontario, 1986. 
Image de la collection du MTO.

Vue aérienne de Fort Hope et de l’aéroport de Fort Hope, dans le Nord de l’Ontario, 1986.
Image de la collection du MTO.

Le ministère des Transports et des Communications poursuit l’expansion de son offre de services, notamment en collaborant à la mise en place d’un service de transport adapté pour les personnes handicapées, et accorde une attention grandissante aux autres modes de transport.

À cette période, l’élargissement du réseau routier connaît un ralentissement, mais les améliorations au réseau existant se poursuivent. En 1987 a lieu la cérémonie d’inauguration des travaux pour le premier segment de l’autoroute 407 (de l’autoroute 427 à la rue Dufferin. L’autoroute 401 et d’autres voies rapides sont également élargies durant les années 1980.

Une nouvelle Loi sur le camionnage est adoptée, et l’utilisation de sièges d’auto pour enfant devient obligatoire. Le Ministère instaure également une période de probation pour tous les nouveaux conducteurs, et en 1986, les premiers permis de conduire avec photo sont délivrés.

Les années 1980 sont aussi marquées par la croissance continue des services de transport aérien. À la fin de la décennie, le transport de 70 % de tous les biens en circulation dans la province se faisait par voie terrestre, et plus de 8,5 millions de véhicules circulaient sur les routes de l’Ontario.

Autres faits saillants

  • Le tronçon à quatre voies de la route 17 entre Lively et Whitefish est ouvert.
  • En 1981, durant l’Année internationale des personnes handicapées, le Ministère accorde une subvention de 75 % aux fournisseurs de service de transport en commun en vue d’en améliorer l’accessibilité pour les personnes handicapées.
  • La St. Thomas Expressway est ouverte à la circulation.
  • L’autoroute 403 est ouverte entre l’autoroute 401 et l’autoroute Queen-Elizabeth à Mississauga.
  • La route 33 dans le comté de Prince Edward est inaugurée et nommée « Loyalist Parkway » par la Reine Elizabeth II.
  • En 1982, GO Transit lance l’initiative de système léger sur rail (GO ALRT), ce qui se traduit par le développement de la technologie de train léger sur rail, par la construction de la ligne de transport en commun sur rail de Scarborough et par la promotion de cette nouvelle technologie auprès d’autres territoires de compétence. On met fin à l’initiative en 1985.
  • Des plaques d’immatriculation destinées aux personnes handicapées sont maintenant offertes, et il devient possible de se procurer une plaque encore plus personnalisée pour 100 $.
  • En 1984, le Ministère publie le guide interurbain des transports publics de l’Ontario, le premier du genre au Canada.
  • La Peterborough Parkway est ouverte à la circulation.
  • Le dernier tronçon de l’autoroute 406 est ouvert, entre St. Catharines et l’autoroute Queen-Elizabeth.
  • En 1985 a lieu l’ouverture du nouveau Burlington Bay Skyway.
  • Le Ministère supervise la construction et le fonctionnement du pavillon de l’Ontario pour l’exposition sur les transports de 1986 à Vancouver.
  • En 1987, le Ministère devient le ministère des Transports (MTO), et l’ancienne division des communications est transférée au ministère de la Culture et des Communications.
  • La construction de l’autoroute 404 jusqu’à la Davis Drive à Newmarket se termine en 1989.

Années 1990

Conducteur utilisant un permis de stationnement accessible, date inconnue. 
© Rick Radell.

Conducteur utilisant un permis de stationnement accessible, date inconnue.
© Rick Radell.


Construction de l’échangeur des autoroutes 416 et 417, 1996. 
Image de la collection du MTO.

Construction de l’échangeur des autoroutes 416 et 417, 1996.
Image de la collection du MTO.

Les années 1990 sont des années de profonds changements pour le Ministère. En effet, la première moitié de la décennie est consacrée à l’adoption de grandes stratégies de planification du transport pour appuyer le développement économique de la province, tandis que la seconde est marquée par d’importants changements en ce qui a trait aux responsabilités du Ministère en matière de routes et de transport en commun. Le gouvernement provincial délègue alors aux municipalités la gestion de GO Transit et un certain nombre de routes provinciales, et réduit le nombre de programmes de subventions pour les routes municipales et le transport en commun.

De plus, les années 1990 voient l’effectif du Ministère réduit de moitié; cette transformation radicale fait évoluer le rôle du MTO, qui devient davantage un gestionnaire du réseau routier, confiant l’administration des chantiers, les activités d’entretien et les examens de conduite à des sous-traitants.

Autres faits saillants

  • En 1991, le Système de gestion de la circulation autoroutière (COMPAS) de l’autoroute 401 est officiellement mis en service; il fournit des renseignements importants sur les déplacements (état des chantiers, navettage) et permet une meilleure gestion de la congestion routière grâce à une gestion améliorée des incidents.
  • Le MTO installe les premières hautes barrières de béton sur les autoroutes.
  • Les grands chantiers de prolongement ou d’élargissement de plusieurs autoroutes de la série 400 se poursuivent.
  • L’autoroute 416 est ouverte à la circulation entre les autoroutes 401 et 417.
  • Une nouvelle route de contournement à deux voies permettant d’éviter la route 17 est ouverte au nord de Kenora.
  • En 1993, l’Ontario exige des municipalités qu’elles se dotent de plans de transport en commun accessible exhaustifs. Tous les véhicules de transport en commun loués ou achetés après le 1er juillet 1993 doivent être munis d’un plancher surbaissé ou de caractéristiques favorisant l’accessibilité.
  • En 1994, l’Ontario devient la première compétence du Canada à mettre en place un système de délivrance graduelle des permis de conduire pour les apprentis conducteurs.
  • En 1995, des bandes rugueuses sont posées sur les accotements des autoroutes en milieu rural.
  • Le Programme de renouvellement des permis de conduire des conducteurs âgés de 80 ans et plus est lancé.
  • La première autoroute à péage en accès libre entièrement électronique au monde, l’autoroute 407, est ouverte à la circulation.

Années 2000

Premier remplacement rapide d’un pont sur la promenade Island Park, 2006. 
Image de la collection du MTO.

Premier remplacement rapide d’un pont sur la promenade Island Park, 2006.
Image de la collection du MTO.


Logo de Presto sur le côté d’un autobus, date inconnue. 
Image de la collection du MTO.

Logo de Presto sur le côté d’un autobus, date inconnue.
Image de la collection du MTO.

Au cours de cette décennie, le Ministère s’implique à nouveau dans certaines activités abandonnées par la province dans les années 1990, et établit un nouveau cadre de relations avec les municipalités et le gouvernement fédéral pour la planification, le financement et l’exploitation de l’infrastructure et du réseau de transport en commun. Depuis 2003, les municipalités se partagent notamment une portion des revenus tirés de la taxe provinciale sur l’essence pour financer le transport en commun et la gestion provinciale de GO Transit. Ces changements ont nécessité la coordination des achats de véhicules de transport en commun et la restructuration de Metrolinx en vue de faire fonctionner GO Transit et d’établir des directives de planification des transports à long terme pour la région du Grand Toronto et de Hamilton.

Au cours de ces dix années, le MTO a également réalisé d’énormes progrès dans le domaine de la sécurité routière, ses routes s’étant classées chaque année en première ou en deuxième position en Amérique du Nord au chapitre de la sécurité.

Autres faits saillants

  • En 2001, le Ministère lance le Programme d’utilisation d’antidémarreurs, qui exige des conducteurs reconnus coupables de conduite avec facultés affaiblies qu’ils soufflent dans l’éthylomètre installé dans leur véhicule pour le faire démarrer.
  • L’Ontario, le Canada et la Ville de Windsor annoncent la stratégie Il faut que ça bouge à Windsor-Essex, qui mènera à la construction de la promenade Herb Gray.
  • Le Ministère lance pour la première fois un Programme des routes du Nord et un Programme des routes du Sud.
  • Le gouvernement annonce que la route 69 sera élargie à quatre voies entre Parry Sound et Sudbury.
  • En 2005, les sièges d’appoint deviennent obligatoires pour les jeunes enfants.
  • Les premières voies réservées aux véhicules multioccupants de la province sont ouvertes à la circulation en 2005, sur les autoroutes 403 et 404.
  • En 2006, la Loi modifiant le Code de la route en ce qui concerne le port de la ceinture de sécurité (« Une personne, une ceinture de sécurité ») entre en vigueur; elle rend obligatoire le port de la ceinture pour tous les occupants d’un véhicule et exige des personnes qui transportent des enfants de s’assurer que ceux-ci sont correctement attachés dans un siège d’auto pour enfant ou dans un siège d’appoint.
  • En 2006, la province crée la Régie des transports du grand Toronto, dont le nom sera peu après changé pour Metrolinx, afin d’en faire l’entité centrale de planification et de mise en œuvre d’un réseau de transport en commun intégré pour la région du grand Toronto, en vue de faciliter l’utilisation du transport en commun pour les usagers.
  • En 2007, la technologie de remplacement rapide des ponts est utilisée pour la première fois en Ontario, pour le pont Island Park à Ottawa.
  • L’élargissement de la route17 à Sault Ste. Marie est achevé.
  • En 2007, la législation sur les courses de rue entre en vigueur.
  • Le MTO lance la Carte Presto, une carte électronique servant à payer les tarifs de transport en commun, qui permet aux usagers de passer facilement d’un réseau à l’autre. D’abord un projet pilote, la carte sera entièrement mise en œuvre en 2009.
  • En 2008, avec l’appui du MTO, Metrolinx annonce Le Grand Projet, une vision à long terme du transport en commun dans la région du Grand Toronto et de Hamilton.
  • En 2009, l’utilisation de limiteurs de vitesse pour les poids lourds devient obligatoire.
  • La province rend illégale l’utilisation d’appareils portatifs au volant.
  • Le premier carrefour giratoire de la province est ouvert à la circulation en 2009, sur la route 33, près de Picton.

Années 2010

Union Pearson Express, 2014. 
© Imprimeur de la Reine pour l’Ontario, 2014.

Union Pearson Express, 2014.
© Imprimeur de la Reine pour l’Ontario, 2014.


MV Wolfe Islander III, 2015. 
© Kome Abel.

MV Wolfe Islander III, 2015.
© Kome Abel.

Au cours de la présente décennie, le Ministère a pris des engagements historiques concernant la construction de meilleures infrastructures de transport et de transport en commun. Dans le cadre de son plan Faire progresser l’Ontario, annoncé en 2014 et étendu au budget de 2015, la province accordera près de 31,5 milliards de dollars en dix ans aux infrastructures de transport et de transport en commun, dont 16 milliards de dollars pour la région du grand Toronto et de Hamilton (RGTH) et près de 15 milliards de dollars pour le reste de la province. L’objectif du MTO est de réaliser des investissements qui favorisent la productivité économique, accroissent la qualité de vie et améliorent l’environnement naturel, notamment en réduisant l’émission de gaz à effet de serre.

Autres faits saillants

  • Le MTO annonce une mesure d’encouragement pour l’achat de véhicules électriques.
  • En 2013, le MTO publie son rapport Sustainability in Sight, un cadre visant à rendre durables les programmes, les politiques et les activités internes du Ministère.
  • Le Ministère continue d’utiliser le remplacement rapide des ponts pour limiter les perturbations de la circulation, notamment en 2012, dans le cadre du remplacement du pont de la bretelle de sortie de l’autoroute 401 situé près du centre commercial Yorkdale de Toronto, effectué en seulement 53 heures, et du pont de l’avenue Carling en direction est d’Ottawa, effectué en seulement 15,5 heures.
  • En 2012, l’élargissement à quatre voies de la route 11 entre Huntsville et North Bay prend fin.
  • En 2011, le Ministère se voit décerner le Prix d’excellence du commissaire à l'environnement de l’Ontario pour son utilisation de cellules de biorétention écologiques et d’asphalte caoutchouté. Il s’agit du troisième Prix du commissaire à l’environnement remporté par le MTO depuis 2001.
  • En 2013, le MTO annonce une vision de 20 ans visant à appuyer le cyclisme en Ontario.
  • Des bornes de recharge pour les véhicules électriques sont installées dans les stations de GO Transit.
  • L’autoroute 404 est prolongée de 13 km, de Green Lane à Ravenshoe Road.
  • En 2015 s’est achevé le nouveau tronçon à quatre voies séparées sur 30 km de la route 11/17 dans le couloir reliant Thunder Bay et Nipigon.
  • Le prolongement de la route 69 (autoroute 400) se poursuit, et de nouvelles sections sont ouvertes.
  • En 2015 a lieu l’ouverture de l’Union Pearson Express, qui offre des services de transport ferroviaire de l’aéroport international Pearson à la gare Union, au centre-ville de Toronto.
  • Le Ministère contribue au bon déroulement des Jeux panaméricains et parapanaméricains en assurant une circulation fluide dans la RGTH au cours du plus important événement sportif jamais tenu au Canada.
  • De nouveaux règlements sur la sécurité routière sont mis en vigueur, et différents textes législatifs deviennent des lois. Par exemple, le projet de loi 31 – Loi de 2015 modifiant des lois en ce qui concerne le transport (accroître la sécurité routière en Ontario) – prévoit le durcissement des mesures contre la conduite inattentive, de nouvelles règles pour assurer la sécurité des cyclistes et des mesures de vigilance à prendre à proximité des dépanneuses et des autobus scolaires.
  • Le Ministère met en œuvre un nouveau projet pilote pour tester des véhicules automatisés sur les routes de l’Ontario.
  • Le gouvernement provincial nomme un conseiller spécial qui l’aidera à offrir des liaisons ferroviaires à grande vitesse dans les couloirs de Windsor, London, Kitchener-Waterloo et Toronto.
  • On termine la nouvelle promenade Herb Gray de l’autoroute 401.
  • Le 17 janvier 2016, le MTO célèbre son 100e anniversaire. Dans le cadre des activités visant à souligner son histoire et à préparer l’avenir, le Ministère élabore de nouveaux objectifs et orientations stratégiques pour les prochaines années.

Noms du ministère des Transports

1916-1931 : Ministère des Routes publiques de l’Ontario (MRPO)

1931-1971 : Ministère de la Voirie de l’Ontario (MVO)

1957-1971 : Ministère des Transports de l’Ontario (MTO)*

1971-1972 : Ministère des Transports et des Communications (MTC)

1972-1987 : Ministère des Transports et des Communications (MTC)

1987-     : Ministère des Transports de l’Ontario (MTO)

* N.B. : Le MVO a été formé en 1931, et le MTO, en 1957. Ils fonctionnaient séparément jusqu’en 1971, où ils ont été fusionnés pour former le ministère des Transports et des Communications.

Liste des ministres

MINISTÈRE DES ROUTES PUBLIQUES DE L’ONTARIO (MRPO)

(1916-1919) L’honorable Findlay G. MacDiarmid

(1919-1923) L’honorable Frank C. Biggs

(1923-1931) L’honorable George S. Henry

MINISTÈRE DE LA VOIRIE DE L’ONTARIO (MVO) ET MINISTÈRE DES TRANSPORTS DE L’ONTARIO (MTO)*

* N.B. : Le MVO a été formé en 1931, et le MTO, en 1957. Ils fonctionnaient séparément jusqu’en 1971, où ils ont été fusionnés pour former le ministère des Transports et des Communications.

(1931-1934) L’honorable Leopold Macaulay (MVO)

(1934-1943) L’honorable Thomas B. McQuesten (MVO)

(1943-1955) L’honorable George H. Doucett (MVO)

(1955-1958) L’honorable James N. Allan (MVO et MTO)

(1958) L’honorable Matthew B. Dymond (MTO) 

(1958-1960) L’honorable John Yaremko (MTO)      

(1958-1961) L’honorable Frederick M. Cass (MVO)

(1960-1962) L’honorable Henry L. Rowntree (MTO)

(1961-1962) L’honorable William A. Goodfellow (MVO)

(1962-1963) L’honorable James A.C. Auld (MTO)

(1962-1966) L’honorable Charles S. MacNaughton (MVO)

(1963-1971) L’honorable Wesley I. Haskett (MTO)

(1966-1971) L’honorable George E. Gomme (MVO)

(1971) L’honorable Charles S. MacNaughton (MTO)

MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET DES COMMUNICATIONS (MTC)

(1971-1972) L’honorable Charles S. MacNaughton

MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET DES COMMUNICATIONS (MTC)

(1972-1974) L’honorable Gordon R. Carton

(1974-1975) L’honorable John R. Rhodes

(1975-1985) L’honorable James W. Snow

(1985) L’honorable George R. McCague

(1985-1987) L’honorable Edward A. Fulton

MINISTÈRE DES TRANSPORTS DE L’ONTARIO (MTO)

(1987-1989) L’honorable Edward A. Fulton

(1989-1990) L’honorable William M. Wrye

(1990-1991) L’honorable Edward T. Philip

(1991-1994) L’honorable Gilles Pouliot

(1994-1995) L’honorable Michael L. Farnan

(1995-1997) L’honorable Al Palladini

(1997-1999) L’honorable Tony Clement

(1999-2001) L’honorable David Turnbull

(2001-2002) L’honorable Brad Clark

(2002-2003) L’honorable Norman W. Sterling

(2003) L’honorable Frank Klees

(2003-2006) L’honorable Harinder S. Takhar

(2006-2007) L’honorable Donna Cansfield

(2007-2010) L’honorable James J. Bradley

(2010-2011) L’honorable Kathleen O. Wynne

(2011-2013) L’honorable Robert Chiarelli

(2013-2014) L’honorable Glen R. Murray

(2014-    ) L’honorable Steven Del Duca

Liste des sous-ministres

MINISTÈRE DES ROUTES PUBLIQUES DE L’ONTARIO (MRPO)

(1916-1926) William A. McLean

(1926- 1929) Samuel Squire

(1929-1931) Robert M. Smith

MINISTÈRE DE LA VOIRIE DE L’ONTARIO (MVO) ET MINISTÈRE DES TRANSPORTS DE L’ONTARIO (MTO)*

* N.B. : Le MVO a été formé en 1931, et le MTO, en 1957. Ils fonctionnaient séparément jusqu’en 1971, où ils ont été fusionnés pour former le ministère des Transports et des Communications.

(1931-1943) Robert M. Smith (MVO)

(1943-1954) John D. Millar (MVO)

(1954-1957) Melbourne A. Elson (MVO)

(1957-1960) D.J. Collins (MTO)

(1957-1962) William J. Fulton (MVO)

(1960-1966) A.G. MacNab (MTO)

(1962-1971) A.T.C. McNab (MVO)

(1967-1971) W. MacNee (MTO)

MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET DES COMMUNICATIONS (MTC)

(1971 - 1974) A.T.C. McNab

MINISTÈRE DES TRANSPORTS DE L’ONTARIO (MTO)

(1971 - 1974) A.T.C. McNab

(1974 - 1985) Harold Gilbert

MINISTRY OF TRANSPORTATION OF ONTARIO (MTO)

(1985-1989) David A. Hobbs (MTC et MTO)

(1989-1992) Patricia Jacobsen

(1992-1993) Gary S. Posen

(1993-1996) George Davies

(1996-2001) Jan Rush

(2001-2004) David W. Guscott

(2004-2005) Saäd Rafi

(2006-2008) Shelly Jamieson

(2008-2010) Bruce McCuaig

(2010-2016) Carol Layton​

(2016-    ) Stephen Rhodes

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